Un placement miracle et sûr en bourse ?

Posté par admin le 22 avr 2010 dans A la Une, Bourse, EpargnePas de commentaires

Après plus de deux ans de sueurs froides, beaucoup d’investisseurs particuliers (en d’autres termes des épargnants !) ont sorti leur épargne des marchés boursiers par crainte des répliques aux tremblements de terre lié au krach de 2008. En y laissant plus ou moins des plumes, suivant le moment « choisi » pour retirer ses placements du marché.

Alors que les marchés sont repartis en 2009 à la hausse (et comment !), nombreux de ceux qui n’ont pas repris le train, par méfiance, hésitent maintenant à revenir sur le marché action, en se disant que le train est loupé, que cela ne peut que baisser … et en ayant meme parfois la crainte de nouvelles péripéties avec une dégringolade vertigineuse à la clé.

Dans ce contexte, un produit investi majoritairement en action, dont la « sauvegarde » serait garantie, et ou l’investisseur aurait la certitude de ne pas se retrouver sur la paille aurait tendance à être considéré comme une opportunité majeure, voire même comme un dahu (ou une licorne si l’on préfère la mythologie).

Les banques se sont engouffrés dans ce marché pour proposer des produits financiers actions « sécurisé ». On parle de « fonds à promesse ». De prime à bord, le concept est idéal puisqu’on va vous garantir des rendements annuels de 5,6,7, 8% parfois plus. Mais ces rendements providentiels sont hélas soumis à contraintes et conditions.

Déjà, pour garantir une stabilité, on conditionnera votre investissement sur une durée relativement longue … 3,4,8 ans … et la performance initiale annoncée n’est pas d’année en année, mais à l’issue de la vie du produit. Un produit sur 6 ans vous garantissant 6% par an, peut très bien etre dans le rouge les trois premières années, faire +36% la 4eme, et +24% la cinquieme, et au bout du compte tenir son objectif, respecter sa garantie …
Mais si vous avez besoin de vendre à l’issue de la troisième année, vous serez pour autant perdant et perdrez en fait le profit de la garanti.

De plus, ce type de fond n’étant pas une martingale, il repose malgré tout sur des modèles mathématiques, et pour pouvoir garantir le rendement annoncé, seront posés des conditions par rapport à des indices de références : « Nous vous garantissons x% par an sous réserve que l’indice CAC40 ait au moins gagné x% chaque année, et n’ait pas baissé plus d’une année, valeur 1er janvier ».

Si l’on ajoute à ces réserves, à ces contraintes, des frais d’entrées souvent élevés, et des frais de gestion qui ne sont souvent pas donné, et qu’on compare les indices boursiers sur les durées de ce type de produit, on se dit que ce serait « bien le diable » qu’on ne parvienne pas a rendement similaire en investissant soi-même opportunément (à savoir à l’occasion d’un trou d’air des marchés).

Les produits miracles n’existent définitivement pas !

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